Bien-être

Gérer le stress, de façon naturelle

Bonjour chers amis!

Aujourd’hui je vous propose quelques petits conseils pour gérer le stress, de façon naturelle.

Avant de commencer, je précise que je suis conseillère en phytothérapie, et pas médecin. Cela veut dire que je n’ai pas le droit de prescrire quoi que ce soit, ni de vous influencer pour l’arrêt de la prise de médicaments. Ceci est très important.

Pendant certaines périodes de la vie, nous sommes confrontés à de nombreuses sources de stress. Cela peut être la perte d’un emploi, le départ des enfants, les vieux parents dont nous devons nous occuper, un membre de la famille qui a des problèmes. Cela peut être aussi l’approche de la ménopause pour les femmes, le départ à la retraite pour les hommes, ou tout simplement les pressions quand on travaille,  qu’on a à gérer les enfants, les devoirs, la maison, les courses, le chien à amener chez le vétérinaire. Les raisons sont multiples. Bien sûr, en ce moment, la situation mondiale est très lourde et qu’on le veuille ou non, elle influence notre état d’esprit. Certains ont peur de tomber malade, d’autres ont perdu leur travail, d’autres encore ne veulent pas se faire vacciner et subissent beaucoup de pression. Tout cela est difficile au quotidien.

De plus, nos sociétés modernes nous ont éloigné de la Nature, et encouragé à entrer dans un cercle de consommation matérielle et matérialiste, qui nous poussent à travailler toujours plus, faire des emprunts, contracter des dettes. Cela devient une autre source de stress.

Pour nous aider, nous avons des outils. Les plantes par exemple, peuvent être de grandes aides. Dans un blog, je vous avais parlé du Tulsi. Cette plante est vraiment intéressante, et je vous suggère de lire ou relire ce blog. Elle va vous aider, et n’a pas de contre indications reconnues. Vous pouvez en boire 3 à 4 tasses par jour, sans aucun problème.

Vous pouvez aussi boire une infusion de lavandin avant le coucher. Et très bientôt, une toute nouvelles infusion spéciale sommeil !! Elle est en cours de création !!

Je vous invite aussi à chercher de l’ashwaganda en pharmacie ou dans un magasin ayurvédique. Elle est vendue sous forme de gélules, ou vous sera d’une grande aide. C’est une plante adapotgène, tout comme le tulsi. Elle est surnommée le ginseng indien. Enfin, si vous ne prenez pas d’anti dépresseur, vous pouvez tester le millepertuis. Attention, cette plante est photo-sensibilisante ! Je ne crois pas qu’il y en ait à Maurice, mais le griffonia est un anti dépresseur naturel. Cette plante est fantastique et contient de la sérotonine.  Vous pouvez aussi mettre une goutte d’huile essentielle de petit grain bigarade sur votre plexus, une goutte de lavande sur chaque poignée. Certains préfèrent la camomille, d’autres, l’orange douce. C’est à vous de tester.

Je vous invite aussi à réajuster un peu votre alimentation : légumes, fruits (papayes et mangues, réputées anti dépresseurs) sont à privilégier. Ces aliments alcalins améliorent notre condition et notre vitalité, ce qui nous aide à aller mieux. Bien sûr, il ne faut pas se priver des choses qui nous font plaisir !! Prendre un moment au soleil pour le plein de vitamine D, ne pas oublier de faire des cures de magnésium également.

La  Nature est indispensable pour notre bien être : une marche dans la forêt, un bain de mer. Elle permet de nous ressourcer et d ‘évacuer nos pensées encombrantes. Parce que nous sommes les champions de la rumination !! Les pensées tournent en boucle et on ne lâche pas prise. On pense à la personne qui nous a fait du mal, on compare notre situation à celle d’un proche et ça rumine « et pourquoi moi je n’ai pas ça, et pourquoi cette personne m’a dit ça, et blabla !! » C’est humain, et nous sommes tous ainsi !

Si je vous dis tout ça, c’est que je suis passée par là!! J’ai eu ces comportements destructeurs, cet ego qui revient à la charge. Et puis j’ai dit STOP. Je ne veux pas être prisonnière de mes pensées, des gens qui me font du mal, des problèmes. Je dois les dépasser et les transformer, et c’est libérateur. Du coup, le stress diminue considérablement. Parce que les problèmes sont là, de toutes façons, n’est ce pas ? Alors en plus des problèmes, avoir le stress des problèmes ça fait doublement des problèmes, qui font baisser nos défenses immunitaires. C’est scientifiquement reconnu aujourd’hui. Le stress, la peur, la colère, tous ces états qui ont des vibrations basses font baisser notre système immunitaire. Et c’est à ce moment qu’on « attrape » tout ce qui passe : une grippe, une gastro etc. Et le cercle vicieux continue : « ben voyons, en plus d’avoir des problèmes, j’accumule les maladies ».

ça vous parle ?

Encore une chose qui peut vous aider : la respiration ! Nous respirons mal. Il faut prendre conscience de notre respiration, et s’accorder quelques minutes par jour pour bien respirer. Le matin dans son lit avant de se lever, le soir, avant de dormir. Vous pouvez même télécharger des applications de respiration sur votre Smartphone : ça s’appelle la cohérence cardiaque.

Bien sûr, n’oubliez pas de vous faire plaisir. Ça peut être passer du temps avec des personnes qu’on aime, faire du yoga, de la peinture, un massage, dessiner, regarder un film, une série, chanter à tut tête dans sa voiture, même si on ne sait pas chanter, aucune importance ! Bref, prendre du temps pour soi, et être dans la joie. Mission impossible ? C’est un entrainement. Le cerveau est un muscle, il faut qu’il travaille. Au début, ça paraît faux, mais à force de s’entrainer, le cerveau a intégré l’exercice et ça devient un automatisme.  Tout ça prend du temps, bien sûr.

On vous parle de la méditation. C’est souvent difficile, on n’a pas le temps, c’est contraignant. Alors comme mes pensées vont dans tous les sens, je fais de méditations guidées sur Youtube, c’est plus simple. Il y en a des centaines, pour tous les gouts et dans toutes les langues.

Voilà, j’espère que j’ai pu vous aider un peu ! Tout ce que j’ai proposé, je l’ai pratiqué. Ce n’est pas uniquement de la théorie lue dans des livres. Non. J’ai vécu de grands moments de stress, de panique même, dus à des situations de la vie. J’ai réussi à surmonter grâce à tous ces conseils que je me suis donnée à moi même et qui m’ont tellement aidés, que j’ai souhaité vous les partager.

A bientôt 🌸

Baume du Perou (Gros Thym)

Bonjour chers amis,

Nous allons parler aujourd’hui du gros thym, appelé à Maurice « baume du Pérou », à la Réunion « ti baume ».

 

Nom scientifique : Plectranthus amboinicus
Nom commun : ti baume, gros thym, menthe d’Inde, thym de France, thym espagnol, origan cubain

Famille : Lamiaceaev

Le gros thym est originaire d’Afrique et on le retrouve dans toutes les régions tropicales, probablement avec la colonisation.

A Maurice et à la Réunion, on la retrouve dans les jardins, et on l’utilise en tisane et en cataplasme.
Le gros thym a de grosses feuilles épaisses, couvertes d’un léger duvet, et dégageant une forte odeur lorsqu’on les écrase. Il ressemble beaucoup à la plante appelée « efferalgan »

Au niveau du goût, le gros thym ressemble à un  mélange de thym, de sauge, de menthe et d’origan.

Il peut être consommé en salade ou en aromate dans une soupe

 

Les analyses de son huile essentielle démontrent qu’il y a présence de thymol, de carvacrol et d’autres substances que l’on trouve dans le thym et d’autres aromatiques comme l’origan.

En voie interne, en infusion, on l’utilise de façon traditionnelle comme antitussif, antiasthmatique (lutter contre la toux, la bronchite ou la grippe), préconisé aussi pour les rhino-pharyngites, laryngites, tout type de mal de gorge, avec un peu de miel.

Dans  différents pays du monde on l’utilise aussi pour soulager les troubles digestifs

Son pouvoir aromatique avec un effet antibactérien et antifongique important,  en fait un désinfectant intestinal. On sait aussi que ces substances aromatiques sont aussi antispasmodiques, donc efficaces en cas de crampes douloureuses.

Cette  plante était autant utilisée pour les problèmes de diarrhée de causes infectieuses car elle aurait un effet au long terme sur le rééquilibrage de la flore intestinale.

Autre utilisation traditionnelle : les infections urinaires et prévention des cystites récidivantes

Enfin, la plante serait galactogène, c’est à dire qu’elle augmente la production de  lait.

En usage externe : le gros thym aide à diminuer les boutons de chaleur sur les peaux de bébés (infusion de feuilles dans le bain), à apaiser les piqures d’insectes et aussi les brûlures légères (cataplasme de la feuille sur la peau).

Les études confirment d’ailleurs que la plante a un effet antiseptique et stimule la réparation cellulaire.

Cette plante est utilisée pour les maux de tête, en usage interne mais aussi en externe, en cataplasme. Et serait également efficace pour les douleurs articulaires.

 

Précautions

Comme toujours, par principe de précaution, on ne va pas l’utiliser chez la femme enceinte ou allaitante.

Histoire de la médecine par les Plantes

Chers amis, nous allons parler aujourd’hui de l’histoire de la médecine par les plantes, pour mieux comprendre ce domaine. Les plantes médicinales, même si elles sont appelées des simples, sont très  complexes. Au niveau botanique déjà, ce n’est pas simple du tout ! Et maintenant, elles sont constituées de nombreuses molécules chimiques, qui sont douées d’activités pharmacologiques. Tout cet ensemble s’appelle le totum de la plante.

La Médecine par les plantes est née avec l’homme, elle remonte à la nuit des temps. Pendant la Préhistoire, les hommes se soignent déjà avec les plantes.  Selon les dernières recherches sur la Préhistoire, il semblerait que le pouvoir de guérison était surtout le rôle des femmes, qui étaient des chamanes.

  • Les anciennes civilisations étaient très riches en connaissances sur les plantes
  • On sait que en Orient, vers 5000 ans JC, ils utilisaient de nombreux remèdes. En Egypte ancienne également
  • Dans la Bible, l’encens et la myrrhe offerts par les rois mages à la naissance de Jésus venaient d’orient. C’étaient des médicamentes très recherchés et très rares.

Dans de nombreux Manuscrits on utilisait l’huile de ricin, l’ huile d’olive, la cannelle, l’oignon, la menthe, les graines de lin, le fenouil, le séné, le pavot . Ils réalisaient déjà des préparations sous formes de gélules de suppositoires, de pommades

En Occident, on connaît tous Hippocrate, appelé le père de la médecine Il recommandait l’ail et l’asperge comme diurétique, le pavot comme hypnotique, la saule pour soulager les douleurs et la fièvre. Dans l’ancienne France, en Gaule, Le gui, était une plante sacrée. Comme de nombreuses plantes médicinales d’ailleurs !!

Objet de vénération récoltée sur les chênes par les druides selon rites particuliers, le 6ème jour de la lune, il symbolise la vie éternelle car il reste toujours vert même que le chêne dort pendant l’hiver. Les recherches sur le gui montrent qu’il inhibe développement de certaines tumeurs cancéreuses et ses feuilles sont hypotensives. Les recherches effectuées aujourd’hui sur beaucoup d’espèces gauloises qui étaient utilisées autrefois confirment  les connaissances anciennes.

Justement, à ce sujet, je trouve tellement intéressant ! Nos ancêtres, quelque que soit leur origine et civilisation à laquelle ils appartenaient,  avaient une vraie connaissance des bienfaits de plantes. Ca s’appelle la connaissance empirique. Il se trouve que 80 % des médicaments actuels sont constitués avec ces molécules de plantes. L’ensemble des plantes médicinales s’appelle la pharmacopée

A la fin des civilisations grecques et romaines, les connaissances ont perduré grâce aux monastères. Les moines, qui recopiant les textes anciens, ont transmis ces connaissances. C’est d’ailleurs au Moyen âge qu’on appelait les plantes médicinales, les simples. Les monastères en cultivaient. Même Charlemagne recommande de cultiver les simples dans son jardin. Au Moyen âge également, les connaissances orientales et occidentales se mélangent. L’université de Montpellier regroupe des scientifiques du européens, juifs, arabes. Les remèdes sont vendus chez les apothicaires

Grace aux échanges avec l’Afrique et l’Asie, de nouvelles plantes apparaissent, comme les épices. C’est à partir 18ème et 19ème que les chercheurs découvrent propriétés pharmacologiques de certaines plantes. On réussit à extraire les principes actifs des plantes, comme la morphine de l’opium du pavot. Le Savoir empirique est souvent confirmé par recherche pharmaceutique.  Par exemple l’écorce de Saule et la reine des prés étaient utilisées pour les  rhumatismes. Ces deux plantes sont à l’origine de l’aspirine. Le processus a été assez lent mais plusieurs chercheurs ont réussi à isoler les substances servant à la fabrication de l’aspirine dans ces deux plantes.

Pendant la 1ere guerre les aviateurs anglais mangeaient des myrtilles pour mieux voir dans le noir. On a découvert que les anthocyanosides, certains régénèrent la rhodopsine, protéine qui améliore la vision nocturne. A partir du 20ème siècle,  la chimie supplante l’utilisation des plantes. On obtient des molécules de synthèse. Le Totum de la plante (ensemble des constituants) est éclipsé. Les Médecins abandonnent les plantes au profit des médicaments purement chimiques. Mais on assiste à un retour ces dernières années. Le plus grand précurseur moderne de la  phytothérapeute est Le docteur jean Valnet, médecin de l’apres guerre. Il a été très critiqué par la communauté scientifique.

Aujourd’hui, on assiste à un réel engouement pour les plantes et les soins naturels ; Il y a eu trop de effets secondaires négatifs des médicamentes. Et aussi un abus des ordonnances, au moindre petit mal, les médecins prescrivent des quantités de médicamentes, d’antibiotiques abimant la flore intestinale. Les laboratoires pharmaceutiques commencent à être critiqués par une population qui cherche davantage à prendre sa santé en main, et maintenir un équilibre au lieu de soigner un symptôme, par des médicaments chimiques qui ne sont pas sans conséquences sur l’organisme.

Se soigner de façon naturelle, notre tradition oubliée – 5ème partie: Recettes de la médecine créole

Bonjour chers lecteurs, nous allons aujourd’hui évoquer quelques recettes de la médecine créole « le temps lontan »

Ces recettes viennent de plusieurs livres, dont j’ai fait une compilation.

Allaitement Abcès sein

Feuilles de bois de reinette, de romarin et de patte poule a piquants

a une poignée.

Ecraser et extraire le suc mélangé a du cérat. En pommade sur le sein

Ou cataplasme de feuilles d’alléluia

 

Seins engorgés

Cataplasme de feuilles de choux

Cataplasmes de feuilles de persil tiède

Ou de feuilles de lierre

 

Favorise montée de lait

Consommer des lentilles noires et boire des tisanes d’herbe de tourterelle.

Feuilles bouillies de pignon d’inde

Consommer des bredes Emballage

Décoction de 15grs de racine de cotonnier, plusieurs fois par jour.

Anémie Bouillir et boire des feuilles de gandol; cuire le cœur de calebasse
Angine gorge enflammée Infusion de cœur de bois d’oiseaux

Gargarisme avec feuille de murier

Gargarisme écorce de bois de chandelle, petit alléluia, miel vert, graine de lin, eau. Une bouteille. Bouillir et passer.

Asthme

 

 

 

 

 

Infusion de liane de ling

Prendre une cuillère de bave d’escargot en cas de crise

Inhaler des feuilles d’eucalyptus

 

30grs de jean robert (plante entière) en décoction dans un litre d’eau. Passer et ajouter 30grs de rhum ou d’eau de vie. 1 petit verre, 3 fois par jour. Excellent remède.

250grs fleurs de mouroungne, 60grs racine jacquier, une bouteille de miel, une bouteille eau. Bouillir et écumer, une cuillère plusieurs fois par jour.

Blessure

 

En cataplasme, mélanger aloe vera, écorce de bois d’oiseaux et du fils d’araignée

Ou cataplasme de curcuma

Bruler la blessure pour éviter le tétanos

Badigeonner plaies et blessures avec suc résineux du takamaka.

Feuilles de plantain sur les plaies

 

Bronchites Sirop : 45 grs d’herbes de flacq, 40 feuilles de baume de l’ile plate, 250 de pistaches marronnes, 250 grs de casse puante, 150 grs de raquette. Le tout macéré dans 4 bouteilles d’eau 24 h00 puis décoction. Réduire a 2 bouteilles. Passer et ajouter 2fois poids du liquide en sucre. Bouillir pour fondre le sucre. 1 cuillère matin et soir.

Brulures

 

Appliquer de l’Aloe Vera

Tiges de bananiers coupées en rondelles, écrasées et pillées.

Ou pommes de terre

Ou manioc

Douleur Choc ou rhumatisme

Aloe vera en cataplasme

Infusion de curcuma dans du lait

 

Tisane de feuille de bois de reinette

Frictionner avec des graines de moutarde mélangées a de l’eau froide

Boire 120 grs de jus de citron par jour.

Eczéma Aloe Vera, très efficace, même sur les animaux
Mal aux oreilles Ecraser du persil, extraire le jus dans l’oreille et boucher avec du coton.

 

CONCLUSION 

Ainsi, les médecines naturelles comme la médecine chinoise ou ayurvédique connaissent de plus en plus de succès. Je n’ai pas évoqué les nouveaux types de centres de soins qui sont en profusions et qui allient santé, spiritualité, médiations et massages. Il ne s’agit pas de médecine proprement dite mais d’une approche holistique pour ‘soigner’ les gens.

Par contre, la médecine traditionnelle créole tend à disparaître. Les femmes qui ont la connaissance populaire vieillissent et leurs savoirs avec elles. Les jeunes ne sont pas intéressés et préfèrent consulter un « vrai » médecin.

Menaces pèsent sur les savoirs mais aussi sur les plantes. Beaucoup de plantes endémiques et indigènes ont aujourd’hui disparu laissant la place a la monoculture de la canne a sucre, au déboisement massif et sauvage, aux constructions anarchiques.

J’espère que ce petit voyage au cœur de  notre patrimoine local vous a plu.

A bientôt

Se soigner de façon naturelle, notre tradition oubliée – 4ème partie: La médecine chinoise et l’homéopathie

La médecine chinoise est arrivée avec les migrants venus de Chine, au cours du 19eme siècle. Ils se sont installés principalement à Port Louis, en tant que commerçants.

Les pharmacies chinoises de cette époque sont en voie de disparition. Ils y vendent des produits importés de Chine, de Corée, de Taiwan. Il s’agit de préparations déjà faites, ou des matières premières servant aux ordonnances du médecin.

Il y a quelques années, au cours d’une visite du quartier chinois avec mes élèves, lorsque j’étais encore dans l’enseignement, nous avons pris des photos de la vieille pharmacie chinoise, et son pharmacien.

Aujourd’hui, le pharmacien est à la retraite et les tiroirs sont vides. Mais depuis quelques années, d’autres médecins sont apparus. Le docteur Li Ming, a créé en 2008, le  « Jian Wu Tang traditionnel Chinese Health center ». Il établit son diagnostique par un massage, puis à la suite d’un rapport, fait sa consultation en indiquant les méridiens

bloqués [1].  Il propose aussi du taïchi, de l’acuponcture, de la réflexologie, des médicaments à base de plantes médicinales.

Il y a également de nombreux médecins qui utilisent l’acuponcture.

Homéopathie :

Parmi les médecines naturelles, c’est la pratique la moins connue et la moins représentée à Maurice. Selon une étude faite par le laboratoire Boiron en 2010, 20% de la population mauricienne est adepte de l’homéopathie, 5% de la population n’y croit pas et 75% de la population n’en a pas entendu parler [2].

Il existe le centre est le Sivananda Healing center. Homéopathie, prières, et méditations y sont liées. Selon Jean Benoist [3], ce centre est à l’image même du métissage culturel et « médical » de Maurice, si on peut l’appeler ainsi.

Le Swami Sivananda, médecin, fonda les « Sivananda Ashram », destinés à soigner les pauvres. Son disciple, le Swami Venkatesananda enseigna et pratiqua l’homéopathie en Afrique du Sud. S’inspirant de son travail, les auteurs Narayani et Girdarlall ont écrit l’ouvrage « Handbook on Healing », publié en Inde puis en Afrique du Sud.

A la fin des années 70, les auteurs sont venus à Maurice et ont créé le centre.

Les formations d’homéopathie données durent 4 mois. Tout est inspiré de l’ouvrage cité, qui  préconise un ensemble de méthodes, dont l’homéopathie est majoritaire, mais aussi la réflexologie, les exercices de respiration, la méditation.

Les maladies, les remèdes, et les médicaments homéopathiques y sont indiqués (36 mixtures et 80 remèdes simples) [4].

« Les granules sont préparés selon une méthode qui aurait été mise au point en Grande-Bretagne, par Malcom Roe. La spécificité de cette méthode tient à ce que les teintures-mères sont remplacées par l’action d’une machine, le magneto-geometric potentizer, sur les granules neutres de lactose. Chaque médicament homéopathique serait caractérisé par une vibration propre. L’appareil vise à soumettre le granule de lactose à cette vibration dont il gardera trace ensuite et dont il véhiculera vers le malade l’effet bienfaisant, lui aussi spécifique. Pour chaque médicament à produire, la pharmacie du centre de soin dispose d’une carte sur laquelle figure un diagramme formé de plusieurs cercles concentriques. Le cercle le plus petit porte des encoches dont la disposition commande le rythme vibratoire du médicament auquel correspond la carte. La machine suit ce rythme lorsqu’on la met en marche après introduction de la carte, et le communique aux granules qui, en l’enregistrant, deviennent des médicaments » [5].

Un autre  centre est le « Homeopathy Positive Health Center ». Les médicaments prescrits sont importés de France, d’Allemagne ou d’Inde. Les consultations sont gratuites, mais les patients payent les médicaments.

Ainsi, si l’homéopathie n’est pas très connue a Maurice. Selon Amine Hajoui [6], Directeur régional de Boiron Océan Indien, le groupe installé localement compte continuer à se développer, que ce soit à La Réunion, ou dans les pays voisins.

 

[1] Selon la tradition chinoise, le Qi est une énergie qui circule dans des canaux appelés méridiens dans notre corps. Il existe 356 points d’acupuncture. La maladie est définie comme un obstacle dans le canal énergétique. En plaçant des aiguilles sur les points de commande des méridiens, l’acupuncture éliminera ces obstacles et rétablit la circulation énergétique.

[2] Deepwantee BUMMA, L’Homéopathie à l’ile Maurice, Diplôme Universitaires en sciences pharmaceutiques, Faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Lille, 2014.

[3] Jean Benoist, Soigner au pluriel : essais sur le pluralisme médical, pp. 89-113. Paris : Les Éditions Karthala.

[4] Jean Benoist, Soigner au pluriel : essais sur le pluralisme médical, pp. 89-113. Paris : Les Éditions Karthala.

[5] Idem.

[6] http://www.ipreunion.com/archives/reportage, Michèle Boiron: “l’homéopathie est une chance”

Se soigner de façon naturelle, notre tradition oubliée – 3ème partie

  Aujourd’hui, nous allons aborder la pratique de la médecine ayurvédique, très présente à Maurice

Si la médecine traditionnelle créole tend à disparaître, ce n’est pas le cas pour la médecine ayurvédique.

L’Ayurveda est un système de soins hérité des Vedas visant à harmoniser l’être Humain dans son ensemble (corps, esprit et âme).

Les Védas sont les écritures sacrées de l’Inde antique (environ 1500 avant J.C.) destinées à guider les humains autant dans leur vie quotidienne que dans leur quête spirituelle.

Cette médecine est basée sur les Doshas,  vata, pitta ou kapha qui sont trois énergies vitales ou humeurs, dont le déséquilibre est à la base de la maladie.

Si les médecines indienne et créole se sont mixées à l’arrivée des Indiens à Maurice, depuis quelques décennies, la médecine ayurvédique est très représentée dans son intégralité.

Le « Traditional Medicines Act » règlemente plus ou moins les médecines traditionnelles.

Et le « comité ayurvédique » créé il y a quelques années, règlemente l’importation de produits venant d’Inde.

Les centres de santé publics – ou les “Ayurvedic clinics” de l’État sont assez nombreux. Parmi eux on trouve: l’hôpital SSRN, à l’hôpital de Flacq, à l’hôpital Victoria et dans deux médi-cliniques situées à L’Escalier et à Belvédère. Tandis le « Human Service Trust », organisation non gouvernementale fondée en par le Swami Krishnanand Saraswati, gèreles « Ayurveda centres ».

Selon le Dr Ravi Kumar Saini, « cette médecine douce est aujourd’hui reconnue comme la meilleure médecine traditionnelle à travers le monde. Les plantes, à partir desquelles sont fabriqués des médicaments de même que des huiles, ont prouvé qu’elles regorgent de bienfaits thérapeutiques* ».  Le centre de l’Escalier propose des massages à l’huile et des thérapies de vapeur pour mieux traiter les patients. Ils se font avec des huiles bien connues, dont l’huile de sésame essentiellement. Toutefois, il existe une centaine d’autres huiles visant à soulager une multitude de maladies.  La Mahanarayan Oil est reconnue,  pour être une antidouleur efficace alors que la Panchgana Oil soulage notamment arthrites et douleurs musculaires car elle a un effet anti-inflammatoire.

Les massages qui aident, entre autres, à éliminer les toxines dans le corps et à améliorer la circulation sanguine, sont très demandés ainsi que les médicaments contre le cholestérol.

Ainsi, les massages et médicaments à base de plantes sont l’essentiel des traitements de cette médecine, de plus en plus présente à Maurice.

http://www.lexpress.mu/article/layurvédique-pour-vous-soulager, juin 2007

Se soigner de façon naturelle, notre tradition oubliée – 2ème partie

Avec l’éducation, la mauvaise réputation faite par les médecins de ces « remèdes de bonnes femmes », ce savoir ancestral tend à disparaître. Il est considéré par de nombreuses personnes et tout particulièrement par le corps médical comme de la superstition. Ce dernier a une influence énorme sur la population. Les médecins allopathes sont considérés comme ceux qui savent. Leur parole est rarement contestée.

C’est d’ailleurs un peu un paradoxe, car d’un coté, cette connaissance tend à disparaître et de l’autre, le « vert », le naturel, les tisanes, le « bio », connaissent un nouvel engouement.

Types de maladies

Selon les recherches de Maya de Salle Esso,  qui a fait sa thèse sur le sujet, dans la médecine traditionnelle et naturelle créole, il existe plusieurs causes et types de maladies.

  • La maladie due aux déséquilibres des humeurs. Le sang, soit chaud et épais, soit froid et liquide, cause certaines maladies. Il faut donc rééquilibrer par des plantes rafraichissantes ou chauffantes, et des plantes visant à nettoyer le sang. La maladie « freser » se soigne avec des plantes qui réchauffent (gingembre par exemple), et la maladie « inflamasyon» « esofman », avec des plantes rafraichissantes (barbes de mais) ou des tisanes froides.
  • La maladie apportée par des entités invisibles qui prennent possession du corps du malade.
  • La maladie causée par un déplacement d’organe
  • La maladie due a un microbe
  • Celle qui a été donnée par Dieu. C’est un apport extérieur, et elle se soigne généralement par un purification du sang, avec des plantes appropriées.
  • Il y a également les maladies apportées par un mauvais sort. Ce cas est très courant à Maurice. Un individu va faire appel à un sorcier, afin de détruire un ennemi. Le mauvais sort est envoyé par des incantations mais aussi par la consommation de plantes, données à son insu (nourriture, boissons.). Ces dernières données en petites quantités à la victime, vont sur le long terme annihiler sa volonté et l’épuiser.

Généralités sur traitements

 

 

Il ne faut pas oublier que même le traitement par les plantes s’accompagne de rituels. L’heure et la façon de cueillir, les prières et incantations faites au moment de la récolte, font également partie intégrantes des soins prodigués. Le traitement va être holistique : physique, social, spirituel. Dans cette médecine, il ne s’agit pas uniquement de traiter le symptôme, mais également la cause de la maladie.  Dans la théorie des humeurs, la plante médicinale, préparée sous forme de « latizann » vise à rééquilibrer le corps, le « rafraichir » ou le « réchauffer ».

Ce terme comprend l’ensemble  des préparations a base de plantes, bois, herbes, feuilles, fleurs, qui vont servir aux décoctions, infusions, cataplasmes, inhalations, onguents, sirops, bains…

Il existerait environ 200 plantes utilisées, dont 25% sont indigènes/endémiques.

Selon I. Gopauloo*, elles  peuvent être rassemblées en six catégories selon leur usage : les plantes rafraîchissantes, dépuratives, digestives, tonifiantes, sédatives et thérapeutiques, servant à, rafraîchir/réchauffer, purifier/purger, évacuer/éliminer, tonifier l’organisme et restaurer l’équilibre.

J’espère que cette petite histoire vous aura plus, et nous continuerons la suite la semaine prochaine !

 

*Gopauloo, I. (2007). « La pharmacopée traditionnelle et les rituels à l’île Maurice », in Actes du colloque international sous l’égide de l’UNSECO. (2007), citée par Maya De Salle, page 81-82.

Se soigner de façon naturelle, notre tradition oubliée – 1ère partie

Je vais aborder un sujet un peu particulier aujourd’hui, dans lequel je vais raconter les différentes façons de se soigner de façon naturelle à Maurice, lé temps longtemps. Nous ferons donc un peu d’histoire, et pour que ce ne soit pas trop long, car il y a beaucoup de choses à écrire, je le ferai en plusieurs parties

Notre ile connaît un éventail assez large de différents types de médecines grâce à nos origines très diverses. L’ensemble de traditions européennes, africaines et indiennes se sont mêlées créant ainsi ce qu’on pourrait appeler « la médecine créole ». Cette dernière comprend une variété de « guérisseurs » et de traitements, où la plante a une place importante, au milieu des prières et des rituels.

A côté de ce système de soins hérité d’un ensemble d’apports, la médecine traditionnelle indienne ayurvédique est très représentée depuis quelques décennies. Il existe de nombreux centres, cliniques, médecins et qui ont étudié en Inde. Les médicaments, faits à base de plantes, sont en majorité importés et les plantes traditionnelles locales sont également utilisées. Cette dernière connaît un véritable engouement. La médecine chinoise est également présente, non seulement à travers l’acuponcture, mais aussi grâce aux nombreux produits venus de Chine, de Taïwan et de Corée.

 

Un peu d’histoire !

 

 

Les colons, et surtout les femmes venus de France à partir du 18eme siècle, étaient en majorité originaires du monde rural. Ils ont amené avec eux les médecines populaires de l’ancienne France. Les populations venant d’Afrique sont très variées. Les esclaves marrons, qui s’étaient enfui des plantations se soignaient avec les plantes qu’ils trouvaient dans les forêts où ils se refugiaient. On pense d’ailleurs que les premiers guérisseurs étaient des Malgaches.

Les Indiens venaient aussi des campagnes, amenant avec eux la médecine traditionnelle ayurvédique. On retrouve de nombreuses plantes très utilisées encore de jours, héritées de cette tradition : le curcuma, plante indispensable des pharmacopées indienne et mauricienne, ainsi que l’usage de nombreuses épices. Ainsi, la médecine créole actuelle, basée sur l’usage de nombreuses plantes médicinales, est le résultat d’une sorte de métissage, a l’image de la population même.

 

 

Les guérisseurs locaux

Notre ile comprend des guérisseurs mais qui deviennent de moins en moins nombreux

  • Les guérisseurs qui font des passes (avec une forte implication religieuse)
  • les guérisseurs qui font de la magie
  • les guérisseurs qui soignent avec les plantes, ou herboristes, dont je fais partie, ainsi quelques autres, comme les « tisanes grand mère » et l’herboriste du marché de Port louis.

Mais il y a aussi des personnes qui soignent avec les plantes dans les villages. Ce sont souvent des femmes âgées (femmes sages) et leurs connaissances sont transmises de générations en générations. Beaucoup de ces plantes sauvages sont domestiquées dans les jardins familiaux. D’autres plantes, plus rares sont cueillies dans les forêts sont en voie de disparition.

J’espère que cette petite histoire vous aura plus, et nous continuerons la suite lundi prochain !

De quoi avez vous besoin pour brûler de la sauge

La tradition suggère que le maculage peut littéralement remonter le moral pour bannir la négativité. Certaines recherches soutiennent cela. Si brûler de la sauge peut remonter l’humeur, cela pourrait aussi être un excellent allié contre le stress.

Débarrasser le corps, les objets et les espaces de la mauvaise énergie peut aider à accueillir des énergies nouvelles, plus fraîches et plus positives.

En ces temps de troubles et d’angoisse, le rituel de purification est très nécessaire et aide considérablement à nous appaiser et à nous débarrasser des mauvaises energies.

La pratique de brûler de la sauge ou de maculer est assez simple, avec peu d’outils nécessaires.

Les outils de base comprennent:

  • Un paquet de sauge (Vous pouvez vous le procurer chez Feuilles et Fleurs)
  • Une grosse coquille, si vous en avez ou un bol de céramique, d’argile ou de verre pour contenir de la sauge en feu ou capturer les cendres.
  • Des allumettes sur un briquet fabriqué
  • Plume ou ventilateur en option pour attiser la fumée

Avant de brûler de la sauge, fixez des intentions en cas de purification à des fins d’élimination spirituelle, énergétique et de négativité. Retirez les animaux ou les personnes de la pièce.

Il est également important de laisser une fenêtre ouverte avant, pendant et après le maculage. Cela permet à la fumée de s’échapper. La fumée emporte également des impuretés et de l’énergie négative – alors ne sautez pas cette étape.

Vous trouverez nos fagots à “feuilles et fleurs” . Ils sont constitués de nos plantes biologiques, et préparés avec respect et prières. Les plantes viennent de notre jardin, et sont cultivées. La récolte dans la nature, sans essayer de la préserver, a provoqué la  diminution voire la disparition de nombreuses espèces de plantes, comme la sauge blanche, qui est en voie d’extinction.

Les fagots de purification

Nous allons parler aujourd’hui des avantages de brûler de la sauge (Maculage, plus connu sous le nom de Smudging)  et comment l’utiliser pour améliorer votre bien-être général. La pratique du «maculage» existe depuis des siècles. Originaire des Amériques, cette cérémonie était pratiquée par des peuples autochtones. Il s’agit de brûler des herbes sacrées, dans certains cas pour un nettoyage ou une bénédiction spirituelle.

Alors que les détails des cérémonies et les herbes utilisées peuvent varier considérablement entre les tribus et les nations, beaucoup utilisent des formes de sauge et de cèdre, mais on peut utiliser de la lavande, du romarin qui sont plus douces. Les rituels de «maculage» sont connus pour leur capacité à nettoyer l’énergie, à rétablir l’équilibre et à bannir la négativité. Depuis des milliers d’années, les cultures du monde entier croient que l’énergie d’une personne est comme le parfum – une fois que vous entrez en contact avec les vibrations de quelqu’un d’autre, bonnes ou mauvaises, elles ont tendance à s’attarder un certain temps.

Les types de sauge les plus utilisées éloignent les bactéries infectieuses, les virus et les champignons. Bien que scientifiquement non prouvé, on pense que la sauge brûlée libère des ions négatifs. Un ion est un atome, ou une molécule, qui a gagné ou perdu un ou plusieurs électrons. Si l’atome est neutre, l’ion, lui, est chargé électriquement. Un ion négatif provient d’un atome qui a gagné un ou plusieurs électrons. On dit que cela aide à neutraliser les ions positifs.

Les ions positifs courants sont des allergènes tels que:

  • La pollution
  • La poussière

Si tel est le cas, brûler de la sauge peut être une très bien pour les personnes souffrant d’asthme, d’allergies, de bronchite et d’autres problèmes respiratoires.

Le maculage peut également être utilisé comme un outil rituel pour vous débarrasser – ou débarrasser votre espace – de la négativité. Cela inclut les traumatismes passés, les mauvaises expériences ou les énergies négatives des autres. Cela peut vous aider à créer un environnement positif pour la méditation ou un autre rituel. Choisir de s’asseoir et de laisser aller les pensées négatives dans un rituel comme celui-ci définit votre intention et votre dévouement à vous améliorer. Choisir de s’engager dans un rituel peut être le début de votre changement de mentalité.

Mercredi nous verrons ensemble comment procéder pour un rituel de Maculage et de quoi vous aurez besoin. A bientôt!

Les Fagots de Feuilles et Fleurs

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